Poésie
1 min
L'été
Amalthée Dupuy Lacueille
L'été se finit.
Du rose d'un film au vert de la montagne
En passant par le bleu de l'océan
L'été s'en va
Les plages se vident
Les enfants rangent leurs seaux
Et les parents soupirent
L'été se finit
Et la terre se meurt
C'est quelque chose que l'on ne m'a jamais dit
Jamais enseigné
J'ai appris les chiffres et les calculs
Les conjugaisons et la lecture
A chuchoter, à tenir sur la pointe des pieds
A jouer du piano, à cuisiner un gâteau
J'ai appris à comprendre,
A me souvenir, à pardonner, et à attendre
J'ai même appris à accepter que nos proches partaient,
sans jamais revenir
Ce que je n'ai jamais appris c'est à voir le feu brûler les terres de ma région,
Et l'eau recouvrir les villes
Les rivages s'éloigner à mesure que les glaces fondent
Les animaux disparaître
Des seaux des enfants, il ne reste plus que les assauts contre des jeunes
Des cris de joie, ne résonnent que des cris d'horreur
Du bleu du ciel, il ne reste que l'immunité de celles et ceux qui portent la couleur
De la justice, ne résonne qu'un bruit imperceptible
L'été se finit et l'automne ne viendra pas
L'hiver non plus
Les saisons ont disparu
C'est un autre temps qui est venu
Celui rimant avec démocrature
Dans la boite de mes rêves d'enfant
Je n'aurais jamais pensé devoir inscrire
Au côté de « ne jamais grandir »
« Sauver la planète »
Du rose d'un film au vert de la montagne
En passant par le bleu de l'océan
L'été s'en va
Les plages se vident
Les enfants rangent leurs seaux
Et les parents soupirent
L'été se finit
Et la terre se meurt
C'est quelque chose que l'on ne m'a jamais dit
Jamais enseigné
J'ai appris les chiffres et les calculs
Les conjugaisons et la lecture
A chuchoter, à tenir sur la pointe des pieds
A jouer du piano, à cuisiner un gâteau
J'ai appris à comprendre,
A me souvenir, à pardonner, et à attendre
J'ai même appris à accepter que nos proches partaient,
sans jamais revenir
Ce que je n'ai jamais appris c'est à voir le feu brûler les terres de ma région,
Et l'eau recouvrir les villes
Les rivages s'éloigner à mesure que les glaces fondent
Les animaux disparaître
Des seaux des enfants, il ne reste plus que les assauts contre des jeunes
Des cris de joie, ne résonnent que des cris d'horreur
Du bleu du ciel, il ne reste que l'immunité de celles et ceux qui portent la couleur
De la justice, ne résonne qu'un bruit imperceptible
L'été se finit et l'automne ne viendra pas
L'hiver non plus
Les saisons ont disparu
C'est un autre temps qui est venu
Celui rimant avec démocrature
Dans la boite de mes rêves d'enfant
Je n'aurais jamais pensé devoir inscrire
Au côté de « ne jamais grandir »
« Sauver la planète »
Ici, on lit et on écrit des histoires courtes
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