Poème
1 min
L’arrivée du train
Caroline ARCE ROSS
Ma mère avait le cœur doux
Et les mains rugueuses
Ma mère n'avait jamais les ongles faits
Elle allait et venait au fond du jardin les jours d'hiver
À la recherche des dernières feuilles de l'automne
Les soirs d'été à la lueur du soleil qui s'endort
Ramasser les légumes qu'il nous faudrait déguster
Ma mère était une vraie mère
La cocotte-minute gronde
Du couvercle en métal
Et de ses cliquetis
Mes pensées s'échappent
À mesure que la vapeur m'absorbe
Dans son nuage et ses mémoires passées
Un pas, deux pas, trois pas,
Je descends le marchepied du train
Mes cheveux sont sales
Mes vêtements sont troués
Un pas, deux pas, trois pas,
La gare m'engouffre dans son obscurité
Ma mère est là
Plus que quelques mètres à franchir
Pour rejoindre la chaleur de ses bras
Un pas, deux pas, trois pas,
La gare devient silencieuse
Il est temps de rentrer
Ma mère est là
Elle ne partira pas
Dans la douceur de ses mouvements il y a l'espoir
Dans la douceur de ses mouvements
La tendresse et la chaleur
De l'amour d'une mère
Et l'enfant, qui a perdu sa vraie mère,
Vit dans la solitude de ses souvenirs
Et les mains rugueuses
Ma mère n'avait jamais les ongles faits
Elle allait et venait au fond du jardin les jours d'hiver
À la recherche des dernières feuilles de l'automne
Les soirs d'été à la lueur du soleil qui s'endort
Ramasser les légumes qu'il nous faudrait déguster
Ma mère était une vraie mère
La cocotte-minute gronde
Du couvercle en métal
Et de ses cliquetis
Mes pensées s'échappent
À mesure que la vapeur m'absorbe
Dans son nuage et ses mémoires passées
Un pas, deux pas, trois pas,
Je descends le marchepied du train
Mes cheveux sont sales
Mes vêtements sont troués
Un pas, deux pas, trois pas,
La gare m'engouffre dans son obscurité
Ma mère est là
Plus que quelques mètres à franchir
Pour rejoindre la chaleur de ses bras
Un pas, deux pas, trois pas,
La gare devient silencieuse
Il est temps de rentrer
Ma mère est là
Elle ne partira pas
Dans la douceur de ses mouvements il y a l'espoir
Dans la douceur de ses mouvements
La tendresse et la chaleur
De l'amour d'une mère
Et l'enfant, qui a perdu sa vraie mère,
Vit dans la solitude de ses souvenirs
Ce texte a été rédigé par un(e) étudiant(e) ayant participé à l'atelier d'écriture de création "Écrire (en poésie) depuis l’enfance" dispensé par Louis-Philippe Dalembert, titulaire de la Chaire d'écrivain en résidence du Centre d'écriture et de rhétorique de Sciences Po au semestre de printemps 2021.
Ici, on lit et on écrit des histoires courtes
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